The Ultimate 11: SNK Football Championship
 
 


football
©1996, SNK
226 Mbits
Neo·Geo AES


Neo·Geo MVS

 
     

La principale (et seule) série de jeu de football de SNK continue son bonhomme de chemin avec un quatrième épisode. Appelée Tokuten Oh: Honoh no Libero au Japon, le jeu devient The Ultimate 11 en Occident, il perd donc son nom Super Sidekicks et sort le 16 octobre 1996 en arcade puis le 20 décembre sur console.

Tournant toujours sur Neo·Geo, cet opus est donc en 2D et il va devoir se frotter à une concurrence basculant de plus en plus dans la 3D. Alors, digne héritier de sa lignée ou épisode anachronique ?

Grand Striker 2
(1996, Human Amusement)
Prime Goal EX
(1996, Namco)
Tecmo World Soccer '96
(1996, Tecmo)

Désormais le jeu tient sur 226 Mbits et cela se sent dès la petite intro : cette dernière est plus animée que celle de Super Sidekicks 3, sans toutefois posséder le même punch : c'est plus feutré.


Les modes sont en nombre correct avec Game Start, Exhibition Game (match amical), Grand Championship et Option. Encore une fois, celles-ci peuvent être en Français. La possibilité de jouer la touche au pied disparaît au profit d'une touche classique unique, à la main. Cela étant, ce n'est pas une grande perte, étant donné que c'était totalement fantaisiste.

L'utilisation des boutons est strictement la même que dans Super Sidekicks 2 et 3, les habitués seront donc en terrain parfaitement connu.
: passe basse (attaque) / tacle glissé (défense)
: passe haute (attaque) / jeu rude (défense)
: passe très courte (attaque) / changement de joueur (défense)

13 équipes dans le premier Super Sidekicks, puis 48, ensuite 64 et enfin pas moins de 80 formations nationales pour ce quatrième épisode, réparties en 8 zones. Cette fois, même les "petits" pays sont représentés. Chaque équipe peut être personnalisée comme c'est le cas depuis Super Sidekicks 2 mais ici, ce sera plus limité : équilibre, attaque, défense et technique, c'est tout.

Le mode Game Start offre deux possibilités : World Championship (la Coupe du Monde) et SNK Football Championship.

La Coupe du Monde nous tend les bras, un dernier match de qualification puis c'est le tournoi proprement dit qui débute.

Quant au SNK Football Championship, il s'agit d'une compétition où on choisit une zone géographique puis un adversaire, et ainsi de suite jusqu'à ce que toutes les zones aient été passées en revue.

Le mode Grand Championship est très proche du SNK Football Championship, à ceci près qu'on doit battre les équipes d'une zone qu'on a choisie.

Le plus gros changement vient de l'apparition d'une jauge de tir. Quand on a la maîtrise du ballon, elle se remplit automatiquement. Lorsqu'elle est pleine, on a droit à un super tir qui bien souvent dégomme le gardien comme s'il était en papier ! Un but encaissé et cette jauge se remplit fortement également, ce qui offre une occasion de marquer rapidement et de récupérer le score.

Fautes et buts sont toujours agrémentés de scénettes qui ont perdu en couleurs et détails amusants ce qu'elles ont gagné en qualité pure.

Si la vue rapprochée lors des tirs aux buts reste inchangée, celles des phases "Chance" (occasion) et des coups francs directs sont nouvelles.

Ce quatrième Super Sidekicks propose donc un contenu des plus étoffés, même si c'est avant tout un jeu d'arcade. Et concernant sa réalisation, est-il encore dans le coup ?...



C'est similaire à Super Sidekicks 3 et pourtant... cela a bien évolué ! C'est surtout au niveau des joueurs qui sont bien plus gros et détaillés et qui ont de nouvelles coupes de cheveux.
Les pelouses ont encore gagné en variété et les stades parraissent un peu moins hauts qu'avant. C'est très joli et même si c'est en 2D, cela rivalise correctement avec les titres en 3D de la concurrence.


Les zooms sont moins puissants qu'auparavant mais ils semblent plus fluides, ainsi que le défilement de l'écran. Les animations des joueurs sont de très bonne qualité. Un détail bizarre : lors d'une faute le joueur qui est victime se fige en attendant que la séquence animée débute.


Les bruits de foule sont plus proches de Super Sidekicks 3 que du 2 et la voix off de bonne qualité. Enfin du côté des musiques c'est, comme pour l'intro, avec une ambiance plus posée et sérieuse. Les musiques accompagnées de trompettes des opus 2 et 3 avaient davantage de dynamisme et de fraîcheur.


Le jeu a gagné en souplesse et se montre bien intuitif. On pourra regretter que le zoom inversé ne soit pas plus puissant, cela empêche d'avoir une bonne vision d'ensemble du terrain. L'utilisation du bouton (passe très courte) est bien plus agréable et s'apparente désormais à une accélération, le joueur se faisant une passe à lui-même. La barre de puissance est une bonne idée en soit mais la force d'attaque qu'elle procure fait que trop souvent, les parties tournent autour de sa gestion. Pouvoir la désactiver dans les options pour choisir entre jeu 100% arcade et bourrin et jeu un peu plus construit, façon Super Sidekicks 3, aurait été parfait.


Les 80 équipes et les 3 tournois assureront de bons moments, sans compter qu'à deux, ça devient très prenant comme bien souvent. Quelques déceptions : on ne peut encore et toujours pas jouer à deux contre le CPU et on ne change toujours pas de côté à la mi-temps ! Attention, il se peut qu'une équipe viennent vous défier. Et elle est composée de noms étonnants comme Kyô, Terry, Robert... Même si sur le terrain, on ne les reconnaît pas vraiment cela reste original et bien sympathique.



 
Bilan
 
 

The Ultimate 11 innove suffisamment par rapport à Super Sidekicks 3 pour en justifier l'achat si on aime ce style... et si on est fortuné. En effet, le jeu ne sort que sur console AES, il n'y aura rien pour les possesseurs de Neo·Geo CD. Ce jeu c'est du gros, du lourd, autant au niveau de la réalisation que du prix !


Voilà un jeu très cher sur Neo·Geo AES (surtout en version américaine. Heureusement, le MVS (convert ou non) reste le bon compromis, à défaut d'avoir eu droit à une version Neo·Geo CD ou à des adaptations sur consoles grand public. Sinon vu son prix, Super Sidekicks 3 semble bien plus indiqué que son luxueux petit frère.

Tarma

 
     

   




 

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