The King of Fighters: Dream Match 1999
 
 

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Avant toute chose, il convient de bien préciser ceci : ce jeu n'est pas l'adaptation de The King of Fighters '99, mais bien celle de l'édition '98. SNK a sans doute jugé trop "has-been" d'aposer un 98 à un jeu sortant en 1999 sur une console, alors en pleine ascension, visant le grand public. Cette adaptation sort le 24 juin 1999 au Japon puis le 30 septembre suivant aux États-Unis. La Dreamcast possède alors déjà un titre de choix, Marvel vs. Capcom.

Il s'agit du premier jeu adapté de la Neo·Geo sur la Dreamcast de Sega, et SNK ne s'est pas contenté d'un simple portage. Dès le début on a droit à un joli dessin animé présentant un combat entre Kyô et Iori dans une ruelle, le tout entrecoupé d'apparitions des différents personnages du jeu.


Le menu d'accueil est similaire à l'original mais en plus complet. On remarquera un mode Survivor ainsi qu'un mode NeoGeo Pocket permettant la connexion entre les deux consoles.
Quant aux options, elles sont similaires à la version Neo·Geo, il est donc possible de mettre le jeu en anglais (l'espagnol et le portugais sont également disponibles, en plus du japonais).

Le reste est comme sur Neo·Geo à quelques détails esthétiques près : écran de sélection avec le même nombre de personnages, mêmes modes (Advanced et Extra), même système de composition d'équipes... L'habitué de la version originale ne sera pas dérouté.
Il est à noter que, tout comme sur Neo·Geo (cartouche et CD), appuyer sur Start sur certains personnages permet de les prendre avec une autre panoplie de coups spéciaux. Cela fonctionne pour Kyô, Terry, Andy, Joe, Ryô, Robert, Yuri, Mai, Yashirô, Shermie, Chris, Billy et Rugal.

On retrouve donc tous les ingrédients du KOF '98 original avec ses combats par équipes, ses coups spéciaux, ses Desperation Moves à deux niveaux, etc. Hélas, la manette de la Dreamcast est loin d'être un modèle d'ergonomie concernant la croix de direction, douloureuse à la longue pour les jeux de combat. Il est bien possible d'utiliser les directions analogiques mais le maniement devient alors très périlleux. L'idéal est encore de recourir à un stick, plus sûr et plus adapté.

Les stages sont similaires aux originaux à ceci près qu'ils ne sont plus évolutifs. Pour compenser en partie cela, on a des stages alternatifs (accessibles en versus en appuyant sur Start).

Comme sur Neo·Geo, ces fonds ne sont pas associés aux équipes, sauf pour la Iori team (U.S.A. Yard), la Master team (Japan Temple) et la U.S.A. Sports team (U.S.A. Wharf). C'est aussi le cas du stage de Rugal, mais ce dernier n'est pas accessible en versus.

Japan Street (1)
Japan Street (2)
Korea
China (1)
China (2)
Middle East
Spain (1)
Spain (2)
U.S.A. Yard
Japan Temple
U.S.A. Wharf (1)
U.S.A. Wharf (2)

Visuellement, on remarquera l'introduction de la 3D dans les décors ainsi que des barres d'énergie avec portraits sur fonds modifiés, un peu comme des plaques en verre. Certains apprécieront, d'autres crieront au massacre. Signalons aussi qu'avec cette histoire de stages alternatifs plutôt qu'évolutifs, on perd le brouillard à New-York et le soir en Espagne, deux moments forts du jeu original.
On perd en quantité, voire en qualité si on préfère le pixel art.
Côté résolution, le jeu passe de 304x224 à 640x480 pixels, sauf pour les personnages identiques à la version originale (mais plus petits, car calés sur du 320x240 pixels), ce qui rend leur intégration parfois douteuse.

Version Dreamcast
Version Neo·Geo

Outre les éléments en 3D et les écrans de menus modifiés, on pourra remarquer des effets de transparence bienvenus pour certains coupes spéciaux, pour les ombres au sol ou encore pour les Power Gauges.

Du côté des musiques, on retrouve les orchestrations de la version Neo·Geo CD, sauf qu'ici, elles sont trop assourdies. Chose qui n'arrange rien, elles reprennent à zéro à chaque round, alors que la Saturn ne le faisait pas pour KOF '95.

 
Au final
 
 

Pour ce coup d'essai sur Dreamcast, le bilan est très mitigé. L'écart de puissance entre les deux machines (il y a tout de même deux générations d'écart) a autorisé des choses sympathiques comme les transparences ou le dessin animé d'introduction. Hélas, cela aurait dû permettre d'autres fantaisies et, surtout, de faire au moins aussi bien que la version originale. Ici, ce n'est pas le cas.
The King of Fighters: Dream Match 1999 reste un bon jeu, mais clairement inférieur à l'excellente version originale, malgré ses apports.

- Le dessin animé d'intro
- Musiques réorchestrées...

- ... qui sont trop assourdies et qui reprennent au début à chaque round
- Disparition de certaines variantes de stages
- Stages avec éléments en 3D discutables

Tarma

 
     

   




 

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