Fatal Fury 2
 
 


 
     

Même s'il est vrai que la Mega Drive de Sega est très loin d'être une star du combat, elle recèle néanmoins quelques jeux réussis, notamment Street Fighter II' et Mortal Kombat. Fatal Fury fait figure de second choix, sa conception plus ancienne le condamnant à rester en ratrait. L'éditeur Takara permet à nouveau aux possesseurs de la console au hérisson bleu de goûter à un jeu Neo·Geo le 26 juin 1994. Il s'agit d'un titre plus à même de rivaliser avec les hits de Capcom et de Midway : Fatal Fury 2.
Plus à même de rivaliser, mais peut-être un peu frustrant pour les possesseurs de Mega Drive, Takara ayant présenté en même temps Garô Densetsu Special (Fatal Fury Special) pour la Super Famicom, destiné à sortir un mois après.

Takara n'est plus un novice, ni sur Mega Drive, si en matière de Fatal Fury 2, déjà adapté sur la 16-bit de Nintendo. Sur Mega Drive, tout commence pour le mieux. On retrouve avec grand plaisir l'intro "Again, legendary men return", une excellente initiative. Certes, elles est modifiée, mais entre le texte et l'annonce orale du titre, ce n'est vraiment pas mal du tout.


Les menus sont les mêmes que sur Super Famicom à ceci près que le mode Elimination devient Survival.
Quant aux options, elles sont certes austères, mais très complètes : niveau de difficulté, nombre de crédits, durée d'un round (pouvant être infinie), activation/désactivation des musiques, réglage de la vitesse de jeu et des manettes, tout y est.

Le premier mode (1P Game Start) reprend grosso modo le jeu Neo·Geo : on choisit un des huit combattants et on parcourt le monde pour remporter le tournoi King of Fighters. À l'instar de l'adaptation Super Famicom, l'écran de sélection est simplifié avec ses cases classiques en lieu et place des personnages dessinés en entier, ce qu'autorise la PC Engine.

Le mode VS Game est intéressant à plus d'un titre : les 12 personnages du jeu y sont jouables et il est possible de jouer contre un humain, contre la machine, ou carrément de regarder une démonstration. Fin du fin, on peut décider du décor avant chaque combat.

Enfin le Survival est très proche du VS Game (jeu contre un humain, contre la machine ou regarder la machine jouer), la seule différence étant qu'on constitue des équipes de 5. Il est possible de choisir 5 fois le même personnage.

Si le premier Fatal Fury avait subi quelques coupes franches au niveau des combattants ainsi que des décors, ici il n'en est rien. On retrouve tous les stages du jeu original : Venise, Manhattan, Londres, Seoul, etc.

Terry Bogard
Andy Bogard
Joe Higashi
Kim Kaphwan
Mai Shiranui
Big Bear
Jûbei Yamada
Cheng Sinzan
Billy Kane
Axel Hawk
Lawrence Blood
Wolfgang Krauser

Il y a tout, cependant la qualité est très largement inférieure à celle rencontrée sur Neo·Geo. Certes, une Mega Drive est moins puissante et bien moins chère, mais le choix de couleurs semble trop souvent assez douteux. Le premier Fatal Fury, Art of Fighting ou Street Fighter II', pourtant sortis sur la même console, ont une meilleure mise en couleurs.
Il reste à ce Fatal Fury 2 le fait qu'il "pèse" 4 Mbits de plus que son homologue de chez Nintendo (24 Mbits contre 20 Mbits). Il en résulte un nombre supérieur de détails tels que la fontaine dans le stage de Kim, l'empreinte d'ours sur le camion de Big Bear ou encore la statue à moitié immergée dans le stage de Mai.

Mega Drive
Neo·Geo

Si les graphismes sont décevants, le son s'en sort un peu mieux. Les digitalisations vocales, bien qu'enrouées, sont fidèles et nombreuses. Quant aux musiques, on retrouve les thèmes originaux adaptés avec intelligence. Certaines mélodies sont moyennes mais la plupart du temps la Mega Drive est bien exploitée. Bien entendu, il n'est pas question de comparer de façon brute et aveugle à la Neo·Geo.

La maniabilité est assez proche de l'originale avec la très grande liberté de mouvements, les nombreux coups et les Desperation Moves qui ont fait la renommée de la série. On notera un détail plus qu'appréciable : on peut enchaîner pas mal de coups, voilà qui est bien joué de la part de Takara.
Le fait que la vitesse soit réglable est un énorme avantage, le désagrément d'un jeu un peu lent disparaissant du même coup.
Si on ajoute à cela que la manette à 6 boutons est gérée, voilà de quoi se réjouir.
Dernier détail, il faut savoir qu'à la base Laurence Blood (ou Lawrence Blood) et Billy Kane n'ont pas de Desperation Move. Désormais sur Mega Drive ils en sont pourvus, ce qui les met au niveau d'Axel Hawk et de Wolfgang Krauser.

 
Bilan
 
 

Takara confirme ce qu'il avait montré avec Fatal Fury : on peut faire un bon jeu de combat sur Mega Drive sans chercher à copier à 100 % l'original et en y glissant des ajouts intéressants. Le seul réel point noir réside dans les graphismes qui ont des couleurs criardes et mal choisies.
Voilà donc un rival tout à fait convaincant pour Street Fighter II'. Le souci est que la Mega Drive n'en est plus là et que Super Street Fighter II, lourd de 40 Mbits, est sorti tout juste un jour avant (25 juin 1994).

- Billy Kane, Axel Hawk, Laurence Blood et Wolfgang Krauser jouables
- Ajout d'enchaînements, absents de la version originale
- Survival Mode
- Vitesse réglable
- Apparition de Desperation Moves pour Billy Kane et Laurence Blood

- Graphismes
- Digitalisations vocales grésillantes

Tarma

 
     

   




 

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